Vous trouverez un travail sur les invariants et la médiation :
Le thème abordé ici est le « réel ». Nous nous spécialisons ici en « voyant » ce qu’est un invariant et en transcrivant cette expérience dans le langage. Mais un discours peut-il rendre compte du réel et de ce qu’est un invariant ? C’est le pari que nous faisons et le chemin que nous ouvrons et dont on pourra juger par ses fruits.
Ici, nous nous intéresserons donc à ce qu’est un invariant. C’est grâce à cette notion en effet que nous préciserons notre investigation du réel.
La voie proposée est celle de la cartographie du réel, de ses invariants et de ce qu’est un invariant. Basée sur l’écoute et l’expérience, cette voie acquiert une tonalité scientifique. Elle suppose que le réel permette de discriminer tout ce qui est illusion dans la sphère du langage.
Ceci ouvre un accès à la vérité. L’être humain peut alors tracer avec le langage un chemin de vérité dans le temps même si l’illusion n’est pas absente de la sphère du langage.
REEL ET MODELE
Le rapport au réel conduit à la construction d’une vision du réel. Alors avec le langage, l’être humain va développer des discours. Nous appellerons modèles des discours organisés.
Les modèles sont destinés à être immergés dans l’intériorité humaine. Une vision du réel fait elle-même généralement coexister divers modèles s’appliquant au réel. L’adhésion à ces modèles peut être plus ou moins grande. D’une certaine façon, le choix d’un modèle suppose une croyance en ce modèle et un modèle s’affermit d’autant plus qu’il rencontre le vécu. Les modèles sont interprétatifs. Ils s’inscrivent dans une histoire et sont reçus dans une communauté humaine, mais d’abord dans l’intériorité d’une personne. Ils colorent la vision du réel.
Les modèles traités ici sont ceux qui s’expriment dans un langage. Un modèle dans sa version la plus simple peut être rendu par un mot du langage : un mot correspond, en général, à un aspect persistant du réel.
Construire un modèle peut se faire par investigation du réel. Il peut aussi découler d’intuitions et d’inspirations. Il peut aussi consister à faire « fonctionner » un langage. Cela peut amener aux limites du langage et permettre de franchir ces limites en devenant alors créateur. Mais quelle valeur donner à un modèle ? L’essentiel est de confronter le modèle au réel. Cela peut se faire par l’expérimentation, par la justesse de ses prédictions ou par son évidence... On s’attachera à voir lorsque le réel résiste ou s’en écarte.
Ce qui est recherché maintenant, c’est qu’un modèle « colle » au plus près du réel.
DEFINITION D’UN INVARIANT
Revenons à la première définition que nous avons donnée d’un invariant. Lorsqu’un modèle est explicité, on peut tenter de faire un modèle de ce modèle (c’est-à-dire un discours sur ce discours). Cela suppose une réflexion de la conscience sur elle-même.
On peut alors s’engager sur un chemin qui longe celui des modèles sans écart en considérant les modèles qui n’ont pas (ou peu) d’écart avec le modèle qu’ils étudient : ces modèles seront dits invariants.
Un modèle invariant est alors un modèle dont « l’écart avec le réel » est le plus réduit possible dans la mesure où la conscience ne peut mettre en évidence que peu d’écart d’un modèle invariant avec son modèle.
Un tel modèle invariant peut être un point d’accrochage sûr pour la conscience puisqu’il ne subit pas de distorsion dans la conscience (ou tant qu’il ne subit pas de distorsion). D’où l’intérêt fondamental de ces modèles. Dans cette approche qui part de la conscience, la quête des invariants est prometteuse. En effet, la condition d’invariance lorsqu’elle est réalisée permet d’ancrer la conscience autour de ces noyaux durs que sont les invariants. Ces invariants, outre qu’ils affermissent la conscience, deviennent alors des points d’ancrage privilégiés d’un discours sur le réel.
AFFINEMENT DE LA DEFINITION D’UN INVARIANT
Lorsqu’on a choisi un thème et que l’on a produit un discours selon notre cartographie sur ce thème, on est en présence d’un modèle explicite. Lorsqu’un modèle est explicité, on peut tenter de faire un modèle de ce modèle (c’est-à-dire un discours sur ce discours). Cela suppose une réflexion de la conscience sur elle-même.
Un modèle invariant strict est un modèle qui est « sans » écart par rapport à son modèle.
Peut-être cette voie est-elle trop ambitieuse, on peut alors s’engager sur un chemin qui longe celui des modèles sans écart en considérant les modèles qui n’ont que peu d’écart avec le modèle qu’ils étudient : ces modèles seront dits invariants.
Un invariant est alors un modèle dont « l’écart avec le réel » est le plus réduit possible dans la mesure où la conscience ne peut mettre en évidence que peu d’écart d’un invariant avec son modèle.
Un tel invariant peut être un point d’accrochage sûr pour la conscience puisqu’il ne subit pas de distorsion dans la conscience (ou tant qu’il ne subit pas de distorsion). D’où l’intérêt fondamental de ces modèles.
Dans cette approche qui part de la conscience, la quête des invariants est prometteuse. En effet, la condition d’invariance lorsqu’elle est réalisée permet d’ancrer la conscience autour de ces noyaux durs que sont les invariants. Ces invariants, outre qu’ils affermissent la conscience, deviennent alors des points d’ancrage privilégiés d’un discours sur le réel.
L’INVARIANT MATHEMATIQUE
Voyons à quoi correspond cette notion en mathématiques.
Invariant may have several meanings, among which are :
- Invariant (mathematics) : something unaltered by a transformation ;
- Invariant (physics) : meaning that something does not change under a transformation, such as from one reference frame to another.
En géométrie, un point est invariant par une transformation s’il est sa propre image par cette transformation : f(x) = x.
La géométrie a été étendue de nos jours avec la topologie : l’origine de la topologie est l’étude de la géométrie dans les cultures antiques.
La topologie, comme l’indique son étymologie, est l’étude des lieux (en grec, topos signifie lieu, et logos signifie science, étude). Elle s’intéresse donc à définir ce qu’est un lieu (appelé aussi espace) et quelles peuvent en être les propriétés (par exemple le fait d’être d’un seul bloc, que ce bloc soit spongieux ou au contraire très compact).
La topologie s’intéresse plus précisément aux espaces topologiques et aux applications qui les lient, dites continues. Elle s’intéresse aussi à leurs déformations.
La notion d’homéomorphisme est la bonne notion pour dire que deux espaces topologiques sont « le même » vu différemment. C’est la raison pour laquelle les homéomorphismes sont les isomorphismes de la catégorie des espaces topologiques.
Un homéomorphisme entre deux espaces topologiques est une bijection continue de l’un dans l’autre, dont la réciproque est continue.
L’INVARIANT EN SCIENCES COGNITIVES
Invariant representation (cognitive science) : the form or essence of something, an abstraction from particulars.
ELABORATION
La nucléologie, comme l’indique son étymologie, est le voir des invariants. Elle s’intéresse donc aux invariants (appelés aussi noyaux) et qu’elle peut en être la structure. Elle s’intéresse aussi à ce qu’est un noyau.
Nous avons vu que le noyau d’un modèle a le même sens dans la conscience que ce modèle.
Un noyau est issu du voir d’un modèle.
Un noyau peut être un point d’accrochage sûr pour la conscience puisqu’il ne subit pas de distorsion dans la conscience (ou tant qu’il ne subit pas de distorsion). D’où son intérêt fondamental.
La condition d’invariance lorsqu’elle est réalisée permet d’ancrer la conscience autour de ces noyaux durs que sont les invariants.
VOIR L’INVARIANT
Ici on explore l’invariant avec le voir.
Voir l’invariant, c’est répondre à la question de l’invariant de l’invariant.
Or l’invariant de l’invariant, c’est l’invariant.
Ceci nous amène à la question du « même »..
Les invariants sont issus de voirs différents du « même ».
Le même est ce qui n’est pas autre, qui n’est point différent.
In philosophy, identity is whatever makes an entity definable and recognizable, in terms of possessing a set of qualities or characteristics that distinguish it from entities of a different type. Or, in layman’s terms, identity is whatever makes stuff the same or different.
THEORIE NATURELLE
Quand un discours évolue vers un autre discours, c’est cela la création. C’est le cas de ce projet.
NUCLEOLOGIE
Les noyaux vont par groupe de trois dans la conscience. Le noyau central fait la médiation entre le noyau d’un modèle et le modèle.
Le noyau central est un discours issu du voir sur la médiation.
La médiation se fonde sur l’art du langage pour permettre la création ou recréation de lien. Elle implique l’intervention d’un tiers neutre, impartial et indépendant, le médiateur, lequel est un intermédiaire dans les relations. Elle instrumente la qualité relationnelle et de communication. Il existe cependant des conceptions et des applications très différentes de la médiation. Celles-ci passent de la simple intervention pédagogique pour la transmission de savoirs, jusqu’à l’application dans tous les domaines des difficultés et blocages relationnels.
La médiation permet la confrontation des différences avec un tiers facilitateur.
THEORIE MATHEMATIQUE
Soit W, la classe des objets mathémathiques que nous appelons « foncteurs ».
Tous les foncteurs sont aussi des lois de composition, on a :
Il existe un fonction identité I et un foncteur carré C qui sont égaux.
Chaque foncteur peut médiatiser deux foncteurs.
Chaque foncteur est un invariant.
F F F = F pour tout foncteur.
Dans A B C = D, B est un foncteur médiateur.
CHANGEMENT DE CARTOGRAPHIE
De même que le langage renvoie à un au-delà de lui-même qui fonde la notion intuitive de réel. Le « voir » faisait percevoir un « nouveau » réel intuitif.
Dans la cartographie, nous avons parlé de constater. Nous avons ajouté à constater, le terme « voir » lorsqu’il obéit aux exigences de notre cartographie. Alors, avec le « voir », il s’agit en fait de constater dans le « nouveau » réel intuitif.
Un noyau est toujours à considérer aussi au niveau symbolique Il semble qu’il y ait un lien immédiat entre « vision », symbole et symbolique.
Les noyaux vont par groupe de trois dans la conscience. Le noyau central fait la médiation entre le noyau d’un modèle et le modèle.
Le noyau central est un discours issu du voir sur la médiation.
Le mot médiation vient du latin (medium, medius, mediator) et désigne une intervention (de la conscience) humaine entre deux parties.
Maintenant, nous ajoutons l’art de la médiation. Avec cet art, un invariant et son modèle sont médiatisés dans la conscience par le voir. Le lecteur s’il le désire peut relire tout le discours que nous avons tenu jusqu’à présent avec l’art de la médiation tout en restant cependant au niveau philosophique.
DEFINITION DE LA MEDIATION
La médiation, en tant que discipline, propose un processus, constitué d’étapes adaptables au contexte, et de règles de fonctionnement et de communication dont le médiateur est le garant. Elle a pour objectif d’aboutir, sans obligation pour le médiateur, au résultat le plus satisfaisant possible pour les parties - non pour le tiers médiateur. Il s’agit d’un mode d’accompagnement des personnes en vue de prendre une décision commune.
Un entretien conduit par un médiateur peut permettre à une partie de clarifier son positionnement et d’adopter une démarche, une stratégie, un changement comportemental pour résoudre le différend exposée.
Un médiateur ne cherche pas à analyser les personnes pour les catégoriser, ou classifier leurs attitudes ou comportements, mais plutôt à diversifier son langage quand il veut transmettre une information à une ou toutes les parties, pour conduire cette inimaginable discussion - que donc les parties ne pensaient souvent ne plus pouvoir avoir.
Globalement, la médiation est un cadre où s’exprime les désirs, aspirations, envies, attentes, projets, besoins et les intérêts des personnes en conflit. Elle consiste dans un processus d’aide à la réflexion individuelle et collective visant une décision la plus satisfaisante pour les parties. Un accompagnement individuel peut également avoir le caractère d’une médiation quand il consiste à permettre à la personne accompagnée de se tempérer pour conduire une discussion ou une négociation face à l’autre partie qui aurait refusé la médiation classique.
En Médiation, considérée comme une discipline à part entière, les principales compétences sont les suivantes :
- l’accueil des positionnements et des points de vue, ce qui différe de la tolérance impliquant des interdits, des tabous, et un comportement d’acceptation lequel implique un seuil où s’affirme le jugement implicite véhiculé par la tolérance
- la reconnaissance de la légitimité des points de vue, des sentiments, des attentes...
- l’altérité - reconnaissance fondamentale du droit à la différence
- l’altérocentrage (néologisme [9] = se centrer sur l’autre) - qui se traduit par la distanciation indispensable pour le médiateur de ne pas se sentir impliquer par identification, et par là de "s’égocentrer" ;
- la distanciation : "ne pas prendre pour soi ce qui n’est pas soi", en appuyant sa pensée sur la démarche de Descartes (Méditation seconde, 5 et suiv.)
- la maîtrise de l’art d’une rhétorique pacificatrice et pour exprimer de manière acceptable ce qui ne l’était pas jusqu’alors ; -* la connaissance de l’éristique (la polémique), pour être vigilant aux formulations conflictuelles ;
- la maïeutique : pour accompagner l’expression et faciliter la réflexion des parties ;
- la pédagogie : pour transmettre des savoir-faire et savoir-être facilitateur du changement
- la créativité : en étant accompagnateur sans être porteur d’une solution qu’il défendrait ;
- la lucidité : ne pas prendre pour des faits les mots qu’il est amené à écouter. Ce sont des mots et parfois que des mots.
Nous pouvons ainsi identifier une amorce de la médiation dans la culture de la Grèce antique, avec le courant philosophique visant à faire réfléchir les personnes sur leurs relations aux autres et, conséquemment à soi-même. La maïeutique instrumentait cette recherche. En effet, l’outil maïeutique avait pour objectif de permettre à une personne d’exprimer ses connaissances en soi - en l’occurrence qui auraient été acquises dans des vies antérieures. Le philosophe mettait en pratique ce savoir-faire pour qu’une personne puisse réfléchir et exprimer le meilleur d’elle-même. Cette pratique visait à développer la responsabilité personnelle, par la maîtrise des passions, et à faire réfléchir chacun sur ses relations maître-esclave de soi et avec les autres (cf. La République, Livre IV, Platon).
Ainsi, le philosophe accompagnait une réflexion, permettait à une personne de se positionner, de faire les choix avec lesquels elle allait pouvoir s’auto-déterminer, en visant le passage à l’acte. L’enseignement qui était ainsi dispensé par les rhétoriciens devenaient antagoniste avec celui des sophistes qui se contentaient de la relation d’efficacité des techniques de communication (avec leurs applications notamment dans les procès), moins la dimension de ce que nous appelons aujourd’hui le développement personnel, soit la contribution pédagogique de l’acte médiateur du philosophe.
Un médiateur ne cherche pas à analyser les personnes pour les catégoriser, ou classifier leurs attitudes ou comportements, mais plutôt à diversifier son langage quand il veut transmettre une information à une ou toutes les parties, pour conduire cette inimaginable discussion - que donc les parties ne pensaient souvent ne plus pouvoir avoir.
C’est donc seulement au XX° siècle que les premiers ouvrages sur la médiation sont apparus. Ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux et parfois crenforcer le potentiel de prise de décision des personnes. Dans le monde de l’entreprise, nous observons depuis quatre ou cinq decennies, des formations sur la délégation. Les formations de développement personnel ont également fortement contribué, avec leurs balbutiements souvent thérapeutiques, à la reconnaissac au XXI° siècle, que nous commençons à écrire l’Histoire de la médiation et des m, par Jean-François Six, prend tout son sens.
Toutefois, il n’est pas étonnant de lire que la médiation aurait une Histoire. En fait, il s’agirait plutôt d’histoires. Car selon le point de vue de l’auteur, selon qu’il se positionne, sans intention, certes, en tant qu’idéologue, religieux, juriste, psychologue, voire ethnologue, la médiation se présente à lui sous un angle qui peut lui faire croire dans le bien fondé de sa thèse. Nous pouvons ainsi distinguer les principaux courants de pensée qui influence les conception de la médiation
CE QUE DEVIENT NOTRE PROJET
A la lumière de notre démarche, nous pouvons ajouter une branche de recherche :
- Pratiquer l’art de la médiation dans l’élaboration des invariants ;
- Voir le « même »
