Réfléchissons sur l’acte d’écrire.
Ecrire, c’est « cristalliser » de son intériorité humaine dans un langage : l’intériorité se dévoile. L’écrit surgit d’un rapport au réel, d’une expérience du réel.
Ecrire doit supposer une attention particulière quand on compose, car un écrit peut devenir susceptible à la lecture d’interprétations multiples. On aura intérêt à utiliser des mots simples dans le cadre du sujet traité, plus rarement des mots compliqués ; l’invention de mots devant rester exceptionnelle.
Ici la notion de « syntonisation » est centrale. Nous définissons ici la « syntonisation » - qui désigne à l’origine l’accord de deux circuits oscillants - comme un « accord fin » entre ce qui est écrit et la lecture qui en est faite.
Lorsqu’on écrit, des mots, des phrases surgissent... Utilisons la puissance de notre intériorité et laissons-les se déployer. Puis « syntonisons » en détectant les mots et les phrases-pivot, en mettant en évidence le (ou les) contexte(s) de ces mots. Ceci peut induire des glissements et conduire à de nouveaux mots, de nouvelles phrases et à de nouveaux contextes.
Ecrire, c’est choisir des mots, des phrases. Mieux écrire, c’est les choisir « syntonisés ». La syntonisation doit être recherchée durant la phase d’écriture elle-même. Car cette phase est un moment privilégié où la syntonisation peut être conduite et affinée par l’auteur lui-même. Il peut alors atteindre plus d’adéquation et de conformité dans ce qu’il veut exprimer, éventuellement à la lumière d’autres lecteurs.
Alors l’auteur peut se donner comme objectif de mieux transmettre sa pensée dans ce qui est écrit. C’est bien notre programme.
Ces généralités ont permis de mettre en évidence des écueils afin d’écrire et de réaliser un meilleur site. Notons bien ici que lorsque l’être humain, décide de transcrire son expérience dans le langage, c’est cette expression elle-même qui devient, pour l’autre, moyen d’accès privilégié à cette expérience.