A propos du réel
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Mon défrichement

mardi 22 mai 2007, par reel

Le thème abordé ici est le « réel ». Mais un discours peut-il rendre compte du réel et de ce qu’est un invariant ? C’est le pari que nous faisons et le chemin que nous ouvrons et dont on pourra juger par ses fruits.

Ici, nous nous intéresserons donc à ce qu’est un invariant. Nous « verrons » les invariants en transcrivant cette expérience dans le langage. C’est grâce à cela en effet que nous préciserons notre investigation du réel.

La voie proposée est celle de la cartographie du réel, de ses invariants et de ce qu’est un invariant. Basée sur l’écoute et l’expérience, cette voie acquiert une tonalité scientifique. Elle suppose que le réel permette de discriminer tout ce qui est illusion dans la sphère du langage.

Ceci ouvre un accès à la vérité. L’être humain peut alors tracer avec le langage un chemin de vérité dans le temps même si l’illusion n’est pas absente de la sphère du langage.

CE QU’EST DEVENU NOTRE PROJET

A la lumière de notre démarche, nous pouvons redéfinir notre projet comme étant « voir » le réel.

En raffinant, nous sommes arrivés à :

  • Interroger la question du « Qui suis-je ? » (« voir » le « voir ») ;
  • Partir à la quête des invariants ;
  • « Voir » les invariants ;
  • Décoder l’organisation humaine du réel.

Puis, nous avons ajouté deux branches de recherche :

  • Pratiquer l’art de la médiation dans l’élaboration des invariants (qui est issue du voir) ;
  • Voir le « même ».

LES INVARIANTS DEJA RENCONTRES

Dans notre démarche, nous avons déjà rencontré les invariants de la cartographie :

  • Point de vue / subjectivité = voir ;
  • Persistance ;
  • Altérité ;
  • Changement / relation / communication ;
  • Unité du réel.

VOIR LE VOIR

Ici on explore le voir avec le voir : c’est le premier invariant strict (le plus simple) que nous avons l’occasion de rencontrer.

Nous répondons brièvement pour l’instant à la question en suspens du « Qui suis-je » qui, en fait, est celle de l’origine du « voir » : c’est ce « voir » lui-même en acte. En ce sens, on peut assimiler le « voir » en acte, à la conscience elle-même.

et ainsi

« Qui suis-je ? », c’est en fait un acte, celui de « voir ».

VOIR LA PERSISTANCE

Le voir de la persistance permet d’accéder à la présence.

VOIR L’ALTERITE

L’écrit que nous avons produit dans le cadre de notre projet nous échappe. Il est devenu un autre en face de nous. L’activité philosophique que nous avons entreprise a produit « un autre » qui signe une altérité. Ici, altérité et extériorité face au moi surgissent en même temps. Ceci brise le solipsisme et permet de poser une réalité extérieure.

Dans cette réalité extérieure, nous reconnaissons alors d’autres altérités « communiquantes » (les écrits ainsi que nous l’avons noté mais aussi les êtres humains quand ils parlent).

Ce qui n’a pas le langage humain, dans la réalité extérieure, se traduit par une présence.

Le voir de l’altérité permet d’accéder à Dieu.

Le voir de la présence, quant à lui, permet d’accéder aux formes intelligibles du réel.

VOIR LE CHANGEMENT

Le voir du changement permet d’accéder au surgissement du réel dans le présent (à la Vie).

VOIR LA RELATION

Le voir de la relation permet d’accéder à l’Amour.

VOIR LA COMMUNICATION

Le voir de la communication permet d’accéder à l’Esprit.

VOIR DE l’UNITE DU REEL

Le voir de l’unité du réel permet d’accéder à la structure ternaire du réel (liée à la médiation du voir).

LES INVARIANTS SECONDS

Dans notre démarche, nous avons aussi rencontré des invariants seconds de la cartographie qui sont issus du voir :

  • Dieu ;
  • Présence ;
  • Formes intelligibles du réel ;
  • Vie ;
  • Amour ;
  • Esprit ;
  • Structure ternaire du réel.

Nous pouvons tenter à nouveau de les voir.

VOIR DIEU

C’est accéder au Mystère du réel.

VOIR LA PRESENCE

C’est accéder à l’Être.

VOIR LES FORMES INTELLIGIBLES DU REEL

C’est accéder au « Logos ».

VOIR LA VIE

C’est accéder à Dieu.

VOIR L’AMOUR

C’est accéder à Dieu.

VOIR L’ESPRIT

C’est accéder à Dieu.

VOIR LA STRUCTURE TERNAIRE DU REEL

C’est accéder au fonctionnement du « voir » (de la conscience).

LES INVARIANTS TERNAIRES

Dans notre démarche, nous venons de rencontrer des invariants ternaires de la cartographie qui sont issus du voir :

  • Mystère du réel ;
  • L’Être ;
  • Le « Logos » ;
  • Fonctionnement du « voir (de la conscience).

VOIR LE MYSTERE DU REEL

C’est accéder à Dieu.

VOIR L’ETRE

C’est accéder au soubassement du monde.

VOIR LE « LOGOS »

C’est accéder à Dieu.

VOIR LE FONCTIONNEMENT DU VOIR

C’est accéder à la Vie de Dieu (fondement du Qui suis-je ?).

LES INVARIANTS QUATERNAIRES

Dans notre démarche, nous venons de rencontrer des invariants quaternaires de la cartographie qui sont issus du voir :

  • Soubassement du monde ;
  • Vie de Dieu.

VOIR LE MEME

Nous n’allons pas poursuivre dans le voir des invariants quaternaires. Nous allons nous intéresser au « même ». C’est dans cette voie que nous allons poursuivre pour trouver d’autres invariants que ceux déjà rencontrés dans la cartographie du réel.

Nous pouvons catégoriser le même en disant que la conscience est le lieu du même.

« Voir » le « même » semble être l’activité philosophique par excellence. C’est suivant le niveau de raffinement contempler l’activité de la conscience (lieu du même) dans la multiplicité ou dans l’advaïta.

« Voir » l’« autre » se surajoute à cette activité (même si elle s’inscrit cependant dans le même par l’appropriation de ce qu’est l’autre dans la conscience qui est le lieu du même).

Le but du « voir » n’est-il pas en effet de passer du connu au connaissable en se confrontant à l’autre ?. Reste qu’il restera toujours une part définitive d’inconnaissable qui n’est plus alors du domaine du voir (mais de la théologie, par exemple).

Voir de plus en plus n’est-il pas alors d’incorporer de plus en plus d’autre dans sa conscience (lieu du même).

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