L’un des premiers constats d’une cartographie du réel est qu’il y a persistance d’objets.
Le second est que le réel est affecté d’un changement : « Tout s’écoule » disait Héraclite.
La persistance
La persistance oriente de façon fondamentale la connaissance humaine. Car pour que l’être humain puisse prendre conscience de quelque chose au niveau de sa conscience, il est nécessaire qu’il y ait persistance dans la conscience.
La persistance amène à reconnaître l’existence du réel. Le réel est, en effet, peuplé de « structures persistantes » : êtres vivants, objets... Il obéit à des lois, des régularités (comme le lever du soleil, par exemple).
Le langage naturel surgit de l’être humain du fait de son vécu du réel. Il n’est possible que, parce que le réel présente de la persistance. En retour, le langage renforce la persistance du réel.
Le changement
Le réel est affecté d’un changement. Les « structures persistantes » (objets, êtres humains, êtres vivants...) évoluent : elles sont même amenées à disparaître. La persistance renvoie ainsi au temps qui fait constater que le réel est en évolution. Ici la persistance fait ressortir en creux le devenir.
Bien sûr tout dépend de l’échelle où l’on se place : la persistance dont nous parlons ici peut acquérir d’autres sens suivant l’échelle d’observation (siècle, millénaire... ou les temps très courts de la physique des particules).